Festival 2012 - 23 au 25 mars
L'association "les champs du possible", aidée par la communauté des communes du Saint-Gaudinois dans le cadre de son agenda 21 et de la mairie de Saint Gaudens
propose pour la deuxième fois aux acteurs des alternatives en Comminges de venir présenter leurs choix de vie et leurs actions.
Du 23 au 25 mars à la place du Pilat et au cinéma le Régent
Le système productif, commercial et social actuel montre de multiples défauts. Comment peut-on faire autrement ? Quelles décisions pourraient être prises pour réparer les dégâts et éviter de nuire aux hommes et à la nature ?
AGRICULTURE

à la base de tout développement humain ; le professeur Sultan, à la suite de Lilian Le Goff en 2010, viendra nous démontrer les effets désastreux des produits chimiques pour notre santé.

Une agriculture capable de nous nourrir tous sans pesticide est possible : c'est ce qui sera démontré avec le film de Perrine Bertrand et Yan Gril "révolution des sols vivants"
Nous avons conscience que la transition du modèle productiviste à un autre modèle prendra du temps.
Certains ont commencé il y a longtemps, d'autres les rejoignent. Comment inciter les agriculteurs à prendre le virage ? Nous en discuterons avec des agriculteurs du Comminges.
Le festival est grand ouvert à tous les agriculteurs car nous savons que l'agriculture intensive leur fut imposée comme LA réponse à une situation de pénurie. Nous ne sommes en aucun cas des juges des choix d'hier mais des citoyens désireux de trouver des solutions aux problèmes d'aujourd'hui.
L'agriculture intensive
repose fortement sur l'importation de pétrole pour les engrais, les pesticides et le carburant.
La prolongation de ce modèle oblige à se lancer dans les agrocarburants ou la recherche de sources d'énergie comme les gaz de schiste.
Les agrocarburants

occupent des surfaces importantes alors que des humains meurent encore de faim. Les terres dont ils auraient besoin pour se nourrir sont accaparées. (c'est pour toutes ces questions que nous pourrons poser à Geneviève Azam)
L'exploitation du gaz de schiste pollue les nappes phréatiques.
Autant de raisons pour promouvoir une agriculture familiale ou coopérative sur des surfaces raisonnables comme nous l'avaient dit Pierre Gevaert et M.Lajous en 2010. Nous avons conscience que le modèle agricole pensé par le syndicat majoritaire vise encore à la baisse du nombre d'agriculteurs mais nous voulons, au cours de ce festival, diffuser l'idée qu'une autre agriculture est souhaitable.
modef.fr
Les multiples festivals et conférences ne suffiront pas à renverser la puissance de l'agriculture productiviste. Seuls nos comportements de consommations auront du poids. A ceux qui raisonnent en rentabilité, en marge, en coûts de production, en gestionnaires, il faut parler en euros.
La bonne nourriture étant plus chère, cela nécessite une initiation pour pouvoir se nourrir mieux sans dépenser beaucoup plus. C'est de ce constat qu'est venue l'idée des ateliers cuisine et des ateliers jardinage qui seront proposés. Nous prolongeons ainsi la conférence de Lilian Le Goff "Manger bio, c'est pas du luxe"(festival 2010).
Le système productiviste s'est en plus mondialisé. Une grande quantité de nos achats bio sont importés tout comme d'autres aliments et tant d'objets de la vie quotidienne. La logique productive et commerciale de l'Organisation Mondiale du Commerce a créé du chômage ici, des expulsions et l'extension des bidonvilles là-bas, une dégradation des droits sociaux ici.

Une autre logique est à l'essai dans de nombreux endroits de la planète. C'est ce que Coline Serreau avait montré dans "Solutions locales pour un désordre global" (festival 2010).
Gandhi avait ébranlé l'empire britannique en demandant aux indiens de boycotter les marchandises anglaises. Nous pouvons reprendre l'idée et boycotter les produits de la mondialisation. En plus de l'alimentation, nous pouvons changer nos habitudes vestimentaires et mobilières. D'où l'idée d'ateliers d'auto-confection.
Pour les voitures et les transports, d'autres solutions existent.

Pour augmenter la pression anti-nucléaire et affaiblir le lobby nucléaire, il nous faut changer aussi notre approvisionnement énergétique.
Pour que des décisions politiques aillent dans ce sens, il faut affaiblir les lobbies nucléaires, agroalimentaires, pharmaceutiques, financiers. Nous pouvons changer de banque, changer de fournisseur d'énergie, changer d'alimentation, de consommation.
Et si une monnaie complémentaire locale permet de mieux réaliser tout cela, alors nous pouvons la mettre en place.
Il faut aussi une démocratie plus vivante et des lieux d'expression d'où les ateliers d'expression et la coopération avec des artistes locaux. Les spectacles locaux sont l'occasion d'échapper aux média et de se retrouver.

Quant au lobby militaro-industriel qui chapeaute le tout et notamment les grands médias de masse...cela semble une montagne infranchissable...seule la propagation de la paix rendra peur production inutile
l'amitié entre les peuples...oui certes...mais aussi l'effondrement de la guerre économique, de la compétition meurtrière pour les matières premières : les composants de nos ordinateurs, de nos zipad et autres zipod, de nos batteries ultra légères, notre carburant principal, tous nos plastiques et autres vêtements moulants font couler beaucoup de sang et justifient beaucoup d'armes.
Ne nous privons pas de tout dès demain : apprenons à recycler ; achetons parfois d'occasion si nous pouvons ; lançons des recherches dans les matériaux recyclables.

Cultivons aussi la paix en nous pour mener tous ces projets de vie en sachant écouter les autres, se comprendre et se parler. Les puissants lobbies avancent avec leur carnet de chèques. Tout le monde obéit pour un salaire conséquent. Nous, les pauvres, ne pouvons avancer qu'avec la coopération et donc l'entente.