Cette idée de festival conférence est motivée par le constat d'une urgence écologique et humaniste. Des regards différents sur les effets de nos modes de production et de notre système économique sur notre santé, notre environnement existent. Des idées d'alternatives, de perspectives existent. Ils n'ont pas si souvent l'occasion d'être entendus. Beaucoup d'entre nous méconnaissent leur contenu, leur essence même. L'idée de ce festival est de permettre que chacun puisse avoir accès à ces connaissances, ces échanges, ces questionnements. Que chacun puisse se réapproprier ces questions et faire son propre chemin.
La deuxième idée forte qui a motivé ce projet est la nécessité au niveau local de recenser, de "re-connaître", les différents courants associatifs, acteurs, inscrits dans cette tentative de changement, de recherche de plus de cohérence. insi un nombre impressionnant d'associations, de producteurs, d'artisans existe dans notre Comminges sans être connus du grand public et même parfois sans se connaître entre eux. Ce festival permettrait de créer une dynamique autour de ces thématiques, d'améliorer la visibilité des activités des uns et des autres dans notre Comminges. Cette dynamique permettrait alors de soutenir concrètement des projets en accord avec ces sujets tels que : création de cantines scolaires bio, centrales de phytoépuration, jardins partagés.
La société de consommation, la manière dont est organisée la productivité dans notre monde ont des conséquences sur notre planète, sur notre santé, sur notre vie. De plus, les choix qui ont été faits dans nos pays occidentaux ont des effets considérables (environnementales, économiques, santé,…) sur la vie des habitants des pays du Sud.
La société de consommation, la manière dont est organisée la productivité dans notre monde ont des conséquences sur notre planète, sur notre santé, sur notre vie. Des perspectives existent : nous sommes dans un temps décisif, dans la négociation d'un virage essentiel pour l’avenir de notre société :
De nouveaux indicateurs de richesse pour une autre évaluation des choses que l'évaluation marchande des choses : concept formidablement développé par Patrick Viveret.
Se réapproprier la question de la nourriture : que le bio devienne une question d'ordre public (création de cantines bio : conférence sur ce thème ...). Exiger la démocratie alimentaire et la possibilité de consommer et de produire en dehors des grandes filières agro-alimentaires.
Se réapproprier les questions
de la nature, de l'agriculture, des énergies. Se libérer de « la
privatisation du vivant » (reprendre le pouvoir sur les semences, par
exemple).
"La terre, l'eau, les espèces et les variétés animales et végétales ne sont pas
des gisements de ressources mais des biens communs garants de la vie et
de la santé de tous. Ils nécessitent d'urgence d'être affranchis de la
spéculation financière qui le dissipe en les livrant à des gagneurs d'argent."
Pierre Rabhi
Se
réapproprier un certain nombre de savoirs, de savoir-faire (rapport à
la terre, santé, vie quotidienne) et sortir des dépendances excessives
par rapport aux experts.
Relocaliser notre consommation, et donc
l'économie, est un véritable acte politique qui a des fortes
répercussions jusque chez nos frères des pays du Sud.
Faire des choix
sur la manière dont nous consommons car cela dit quelque chose de la
société dans laquelle nous souhaitons vivre et voir grandir nos enfants.
Retrouver de la cohérence dans notre vie et donc donner du sens à
notre existence (Pierre Rabhi propose le concept de "sobriété
heureuse").
Inventer un mode d’habitat économe en ressources et apte à favoriser le lien social.
Retrouver
des formes collectives respectueuses des individus et de leurs
différences (travail, personnes âgées, jardins partagés, école,
handicap, etc.) et des engagements citoyens (syndicalisation,
participation à la vie de la cité).
"Il y a suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous mais
il n'y en a pas assez pour répondre au désir de satisfaction de chacun."
Gandhi